Monuments et Musées
La cathédrale Saint-Pierre

La basilique Sainte-Thérèse
Par ses dimensions, l'édifice, construit en béton armé et granit, se compare aux plus grandes cathédrales :
longueur : 95 m ;
largeur du transept 50 m ;
largeur de la nef 30 m ;
hauteur du dôme 95 m ;
hauteur de la coupole 50 m ;
hauteur des voûtes 37 m ;
superficie 4.500 m2.
C'est une des plus grandes églises construites au XXe siècle pouvant contenir 4000 personnes. La structure fut terminée avant la guerre, subit peu de dégâts lors des bombardements qui détruisirent Lisieux aux deux tiers ; elle dut probablement d'être épargnée par sa position en limite d'agglomération. La décoration fut entreprise dans les années 1950. L'édifice est en forme de croix latine, avec nef, chœur et transept. La croisée est surmontée d'une imposante coupole. Le volume intérieur est d'un seul tenant, sans nefs collatérales ni déambulatoire : du fait de l'absence de colonnes, tous les fidèles qui assistent aux offices peuvent voir sans être gênés. Les sculptures sont de Robert Coin, les dessins des mosaïques et vitraux de Pierre Gaudin, les orgues de la maison Cavaillé-Coll (54 jeux).
L'édifice contient 18 autels mineurs offerts par différentes nations en ex-voto à Sainte Thérèse. À partir de l'entrée, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre :
Nef, côté droit : Mexique - Espagne
Transept, côté droit : Ukraine - Chili
Chœur, côté droit : Brésil - Argentine - Portugal
Chœur, côté gauche : États-Unis - Colombie - Grande-Bretagne
Transept, côté gauche : Écosse - Allemagne - Cuba - Irlande
Nef, côté gauche : Canada - Belgique - Pologne
Il y a aussi une crypte souterraine, longue de 50 m et large de 30 m. Elle est décorée de marbre et de mosaïques représentant certaines scènes importantes de la vie de sainte Thérèse : baptême, première communion, guérison miraculeuse, engagement dans la vie religieuse, décès. Le campanile est séparé de l'édifice principal et situé sur le parvis. Il n'a jamais été complètement terminé, la priorité ayant été donnée à des œuvres de bienfaisance. Il contient 51 cloches, 6 de volée et 45 pour le carillon (toutes chromatiques).
À l'extérieur, derrière l'église se trouve un chemin de croix monumental où sont actuellement les tombes de ses parents.
Le Musée d'Art et d'Histoire
Grâce à des fouilles qui ont mis à jour un cimetière de plus de 1000 tombes de la fin de la période gallo-romaine, le musée peut présenter des verres exceptionnels mérovingiens, tels un gobelet diatrête qui fut à la mode en gaule pendant le IVe siècle. Leur modèle venait de la frontière rhénane et des environs de la résidence impériale de Trèves.
Les mythiques céramiques du Pré d'Auge.
Éblouissantes, elles ornent les toitures des manoirs de la région. Colorées et toujours éblouissantes, elles sont utilisées comme objets de luxe dans la région de Lisieux mais aussi, vraisemblablement à la cour d'Henri IV et de Louis XIII. Uniformément glaçurées de vert et d'ôcre, ces objets servent à la vie quotidienne des habitants du Pays d'Auge.
Cette production est unique, tant par la qualité et l'ingéniosité des glaçures que par celle des formes qui juxtaposent les objets quotidiens et luxueux. L'enjeu économique était tel, au XIXe siècle, au moment où ces objets eurent la faveur des collectionneurs, qu'ils furent copiés. Arrivés sur le marché à cette époque, ils perturbent encore la fièvre des collectionneurs qui veulent des objets d'origine. Le musée de Lisieux rassemble la collection la plus complète dans ce domaine en France.
Vie quotidienne
Hommes et femmes de Normandie, comme ceux de toutes les régions de France, portaient des costumes qui les différenciaient des cités et des pays voisins. Lisieux et sa région eurent donc des éléments de costume communs à tous les Augerons mais des détails permettaient de savoir si la personne venait de Honfleur, Trouville ou Lisieux.
Le musée d'Art et d'Histoire propose une collection de coiffes du Pays d'Auge et principalement de Lisieux, des bijoux normands, des châles en cachemire et de nombreuses blaudes brodées caractéristiques de la silhouette du paysan ou du maquignon normand.
Les bombardements et la reconstruction.
Avant d'être détruite en juin 1944, Lisieux était connue comme étant la capitale du pan de bois : toutes les rues du centre-ville, étroites et peu salubres, étaient ornées de maisons à deux étages dont les façades s'ornaient de poteaux sculptés d'animaux sauvages.
Les incendies de juin 1944 emportèrent tous ces trésors et Lisieux fut reconstruite. Sa mémoire s'est réfugiée dans les collections de son musée, qui, par des tableaux, des dessins, des photographies, tente de recréer le souvenir de ce que fut Lisieux d'avant-guerre.
Renseignements pratiques :
Ouvert tous les jours de 14h à 18h. Fermé le mardi et tous les jours fériés. Entrée gratuite le 1er dimanche de chaque mois. 38 boulevard Pasteur - 14100 LISIEUX. Tél. : 02.31.62.07.70.
Courriel : museelisieux@ville-lisieux.fr
Le Château de Saint Germain de Livet
Le Château mêle, avec beaucoup de charme, des traditions médiévales (douves et meurtrières pour se protéger des ennemis) et des traditions Renaissance qui suggèrent un nouvel art de vivre : galerie à arcades, peintures murales (salle des gardes)...
Le Château conserve de nombreux souvenirs de la famille qui a donné le Château à la Ville de Lisieux : les Riesener, ébéniste et peintres, Delacroix, le peintre, les poètes de Hérédia et H. de Régnier...
A l'intérieur, la salle des gardes et ses fresques bien conservées.
Beau mobilier et nombreux souvenirs du peintre Eugène Delacroix et de la famille Riesener.
Les jardins et douves vous invitent à une promenade dans un cadre exceptionnel. Aire de pique-nique aménagée. Jardin de l’Abbé Marie face au Château.





